Stress : 5 bonnes raisons d’adopter la mélisse

    Apaisante, la mélisse exerce une action régulatrice sur le système nerveux. C’est un anxiolytique naturel sur lequel on peut compter.

    1. Elle combat les tachycardies d’origine nerveuse

    La mélisse (Melissa officinalis ) a une action sédative et calmante. Elle est très intéressante sur les terrains anxieux et spasmodiques. Son efficacité sur les muscles lisses (dont les contractions sont involontaires) la rend tout indiquée sur les terrains anxieux et spasmodiques.

    « Ses feuilles agissent au niveau des récepteurs GABA, explique Franck Dubus, docteur en pharmacie, formateur en plantes médicinales, fondateur de Drhumana, qui interagissent avec des neuromédiateurs régulateurs du système nerveux. Elles augmentent leur activité et inhibent ainsi le système nerveux central, permettant le relâchement des muscles. »

    En cas de tachycardie, elle a un effet apaisant. Elle se prend sous forme d’infusion, en prévention, à raison d’1 à 2 bol par jour sur la base de 4 c. à soupe pour un litre. En phase aiguë, les formules plus concentrées, comme la teinture-mère ou les EPS (extrait de plantes standardisé), seront plus indiquées.

    2. Elle prévient les insomnies

    En relâchant la tension des muscles, la mélisse aide à l’endormissement. En 1992, une étude clinique a montré qu’associée à la valériane, elle serait aussi efficace qu’un somnifère de synthèse. Elle peut être prise en infusion (feuilles) à raison d’1 à 2 bols par jour sur la base de 4 c. à soupe pour un litre. « Les adultes peuvent se masser la nuque et le plexus solaire avec son huile essentielle, ajoute Franck Dubus, à raison de 1 à 2 gouttes préalablement mélangées à de l’huile de jojoba ou d’abricot pour faciliter sa pénétration. »

    3. Elle apaise les spasmes de l’estomac et du colon

    La mélisse est particulièrement efficace sur cette région du corps, car il s’agit encore une fois de muscles lisses. « Elle réduit par ailleurs les lourdeurs d’estomac, note Franck Dubus, et aide le foie à produire de la bile ». Ses feuilles sont intéressantes chez les bébés souffrant de coliques. Les donner alors sous forme d’infusion à raison d’une cuillère à café par kilo de poids.

    4. Elle soulage les névralgies

    Calmante, la mélisse s’utilise pour soulager certaines douleurs, en accompagnement d’un traitement conventionnel de type antalgique (Ibuprofène ou autres). « Si elle ne supprime pas la douleur, précise Franck Dubus, elle réduit son intensité en limitant les contractures associées. » Elle est souvent utilisée en cas de migraine, de névralgie mais aussi dans les douleurs du petit bassin comme les crampes prémenstruelles.

    5. Elle calme l’herpès labial

    Si le bouton de fièvre est du à un virus, le stress est un des facteurs déclenchant des poussées. Des études cliniques concluantes ont montré l’efficacité de la mélisse contre l’herpès labial (ou bouton de fièvre), de type 1 et 2. « Son action antivirale s’explique par la présence d’acide rosmarinique, explique Franck Dubus, mais aussi par la présence de citral, à qui l’on doit son odeur citronnée. » Elle s’emploie sous forme de baume, appliqué directement sur le bouton de fièvre.

    La recette de baume contre le bouton de fièvre, à faire soi-même – recette proposée par Drhumana.fr

    • Malaxez 1 c. à soupe de beurre de karité avec 1 c. à soupe d’huile de jojoba jusqu’à obtenir un baume tendre. Ajoutez 1 c. à café de teinture-mère de mélisse, puis 5 gouttes d’huile essentielle (HE) de mélisse, 10 gouttes d’HE de tea tree, et 10 gouttes d’HE de lavande fine.
    • Appliquez sur le bouton d’herpès dès les premiers symptômes du bouton de fièvre, en petite quantité, 1 fois toutes les demi-heures durant 3 heures, puis une fois toutes les 2 heures.

    Mélisse : les précautions d’emploi

    • A éviter chez les personnes souffrant de troubles de la thyroïde.
    • Contre-indiquée chez les personnes atteintes d’un glaucome au niveau de l’oeil, au risque d’accentuer la pression oculaire et accentuer la maladie.
    • Déconseillée chez les hommes présentant un adénome à la prostate.
    • L’huile essentielle de mélisse est contre-indiquée chez les femmes enceintes, allaitantes et chez les jeunes enfants. Elle ne doit jamais être prise par voie orale, sans l’aval de son médecin.

    Source : Top Santé.com



    Thèmes

    Historique




    Skip to toolbar